[vc_row full_width=”stretch_row_content” css_animation=”bounceInUp” css=”.vc_custom_1695986904711{background-color: #ffffff !important;border-radius: 2px !important;}”][vc_column][vc_tta_accordion active_section=”1″ css=”.vc_custom_1695986969431{background-color: #ffffff !important;}”][vc_tta_section title=”Qu’est ce que l’ITIE” tab_id=”1634289044851-00112441-6930″][vc_column_text]
L’initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) est une Norme mondiale de promotion de la bonne gouvernance dans le secteur extractif (pétrole, gaz, mines).
Elle vise à renforcer la confiance entre les citoyens, les entreprises et les gouvernements, en améliorant la transparence et la redevabilité.
Adoptée par plus d’une cinquantaine de pays, dont le Burkina Faso, elle s’appuie sur un principe essentiel qui consiste à rendre publics les paiements des entreprises extractives ainsi que les revenus perçus par les États dans le cadre de l’exploitation des ressources naturelles.
La Norme ITIE affirme que cette transparence des revenus issus des ressources naturelles contribue à limiter la corruption, améliorer la gouvernance et favoriser un développement inclusif.
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Comment se fait l’adhésion d’un pays à l’ITIE ?” tab_id=”1634289044873-11b4fe05-7500″][vc_column_text]
L’adhésion à l’ITIE est volontaire. Elle se fait en soumettant un dossier de candidature à l’ITIE internationale.
C’est une démarche d’engagement politique au cours de laquelle le pays candidat doit démontrer son engagement à respecter la Norme.
A ce jour, 57 pays à travers le monde sont membres de l’ITIE, dont 29 pays africains.
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Depuis quand le Burkina Faso est-il membre de l’ITIE ?” tab_id=”1695984974945-72a2faca-e372″][vc_column_text]
- Le Burkina Faso a fait acte de candidature en juin 2008.
- Il a obtenu le statut de « pays candidat » en juin 2009.
- Le premier rapport ITIE a été publié en avril 2011 (couvrant la période 2008-2009).
- Le Burkina Faso a obtenu le statut de « pays conforme » en février 2013.
- Le pays s’est soumis à la validation ITIE en 2023 et a obtenu un score global de 77,5 points (progrès modérés).
- Le 16ᵉ rapport ITIE a été publié en décembre 2025, fournissant des données fiables sur les flux financiers.
La publication régulière du Rapport ITIE illustre l’engagement des parties prenantes pour une gouvernance responsable des ressources naturelles au Burkina Faso.
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Comment l’ITIE contribue-t-elle à la transparence ?” tab_id=”1695985090138-db2aa186-271d”][vc_column_text]
La Norme ITIE exige des pays qu’ils déclarent les montants reçus des entreprises minières et que les entreprises minières déclarent les montants qu’elles ont versé aux pays. La transparence se crée ainsi en confrontant les deux déclarations et en les publiant.
Ce mécanisme de déclaration croisée (« reconciliation ») permet de détecter d’éventuels écarts entre ce que l’État dit avoir perçu et ce que les sociétés disent avoir payé. Ce exercice renforce la redevabilité entre acteurs publics et privés.
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Quels sont les organes de mise en œuvre de l’ITIE au Burkina Faso ?” tab_id=”1695985225658-20430f9c-9054″][vc_column_text]
L’ITIE est mise en œuvre au Burkina Faso à travers deux organes :
– le Comité de Pilotage : c’est un groupe multipartite (GMP) composé de représentants de l’administration publique, des organisations de la société civile et des sociétés extractives. Il veille à la bonne mise en œuvre de la norme ITIE.
Le GMP est présidé par le Secrétaire Général du Ministère en charge des finances et la vice-présidence est assurée par le Secrétaire Général du Ministère en charge des mines
– Le Secrétariat Permanent de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (SP-ITIE) : c’est l’organe administratif et technique chargé de l’exécution des décisions du Comité de pilotage et de la gestion quotidienne des activités de mise en œuvre du processus ITIE au Burkina Faso.
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Qui est l’actuel Secrétaire Permanent de l’ITIE-BF ?” tab_id=”1695985405098-a2d27d2f-6203″][vc_column_text]
Eric Wilfrid Yirin ZOURE est l’actuel Secrétaire permanent de l’ITIE-BF. Il a été installé dans ses fonctions en août 2025.
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Quels sont les avantages de l’adhésion à l’ITIE ?” tab_id=”1695985483141-c757ca2c-c4cb”][vc_column_text]
La mise en œuvre de la norme ITIE permet notamment de renforcer la transparence dans la gestion des revenus et des ressources des pays membres, de rehausser la réputation internationale des pays membres (en matière de gestion économique et de lutte contre la corruption) et d’attirer les investisseurs.
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Qu’est-ce que le rapport ITIE ?” tab_id=”1695985536683-e7224807-71d8″][vc_column_text]
Chaque pays mettant en œuvre la norme ITIE est soumis au respect des exigences de ladite Norme dont la production d’un rapport ITIE annuel.
C’est un document qui contient l’ensemble des informations sur la gestion du secteur extractif depuis l’octroi des titres miniers et autorisations jusqu’à l’impact des retombées du secteur sur les populations.
Ce rapport couvre tout le cycle extractif (octroi des titres, production, revenus collectés, dépenses sociales des entreprises, transferts aux collectivités locales, etc.). Il constitue l’outil central de redevabilité sur la gouvernance du secteur extractif.
Sa publication régulière permet à tout citoyen de disposer de données fiables sur l’exploitation des ressources naturelles au Burkina Faso.
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Qu’est ce que le FMD ?” tab_id=”1695985586612-3099e9b5-a78c”][vc_column_text]
Le Fonds Minier de Développement (FMD) est destiné au financement des projets communaux et régionaux de développement.
Toutes les régions du Burkina Faso (abritant ou pas des sites miniers) et toutes les communes (abritant ou pas des sites miniers) reçoivent périodiquement des versements provenant du FMD. Il est alimenté par 20% des redevances proportionnelles collectées par l’Etat et 1% du chiffre d’affaires hors taxes des entreprises minières en phase d’exploitation.
Ce mécanisme vise à faire en sorte que les retombées minières profitent à l’ensemble des burkinabè.
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Les ressources minières profitent-elles à la recherche scientifique ?” tab_id=”1695985681891-c1d52373-c0b3″][vc_column_text]
Oui. L’État utilise une partie des revenus miniers pour alimenter le Fonds de Financement de la Recherche géologique et minière et de soutien à la formation en sciences de la terre.
Ce Fonds appuie des institutions comme le BUMIGEB (Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina), le FONER (Fonds National pour l’Éducation et la Recherche) et les universités publiques.
L’objectif est de renforcer les compétences nationales en sciences géologiques et de réduire progressivement la dépendance du pays vis-à-vis d’expertises extérieures pour la connaissance du sous-sol burkinabè.
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Quelle est la responsabilité d’une entreprise minière dans sa zone d’exploitation ?” tab_id=”1695985775156-6056062f-f7ab”][vc_column_text]
La responsabilité d’une entreprise minière vis-à-vis de sa zone d’exploitation porte notamment sur le relogement des populations affectées par le projet, la reconstruction d’infrastructures et le financement de projets communautaires. Ce sont les paiements sociaux obligatoires, imposés par la réglementation minière pour compenser les impacts des activités extractives.
L’entreprise minière peut aussi prendre librement des initiatives pour améliorer son acceptabilité sociale et soutenir les communautés. Elle effectue alors des paiements sociaux volontaires en soutenant les populations affectées dans certains domaines comme la construction d’écoles, de centres de santé, de forages et l’appui aux activités génératrices de revenus (AGR).
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Qu’est-ce que l’ITIE-BF fait pour que les populations aient l’information sur le secteur minier ?” tab_id=”1695985885354-29513be0-5698″][vc_column_text]
L’ITIE-BF organise annuellement des campagnes de dissémination, des émissions télé et radio pour expliquer le contenu des rapports ITIE. C’est l’occasion d’échanges directs pour mieux expliquer la norme ITIE et éclaircir les zones d’ombre.
L’ITIE-BF organise annuellement des campagnes de dissémination, des émissions télé et radio pour expliquer le contenu des rapports ITIE. Ces activités sont une occasion d’échanges directs pour mieux faire connaitre la norme ITIE et répondre aux questions des citoyens.
Ces actions de communication sont essentielles, car la publication d’un rapport technique à elle seule n’est pas suffisante. Il faut aussi vulgariser l’information pour qu’elle soit réellement accessible aux communautés concernées, notamment celles vivant à proximité des sites miniers.
Pour rendre les données plus accessibles, l’ITIE-BF simplifie les rapports et les traduits dans les langues nationales Mooré, Dioula, Fulfuldé, Dagara, Bissa, Gulmancéma et Lyélé.
[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title=”Est-ce que l’or va finir un jour ?” tab_id=”1695985943554-db6cd28d-71f5″][vc_column_text]
L’or, comme toute ressource minière, est épuisable. Il est donc essentiel de faire bon usage des ressources financières générées par son exploitation.
C’est l’un des enjeux majeurs de la gouvernance minière, qui vise à transformer une richesse temporaire en investissements structurants et durables dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé et du capital productif.
Ainsi, les bénéfices de l’or et des autres ressources extractives pourront profiter aux générations futures, bien au-delà de la durée de vie des mines.
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